Je ne regarde pas de bandes-annonces

Critiques courtes et spontanées par un amateur de cinéma

Geekera bien qui geekera le dernier ! La vraie revanche des nerds, c’est au cinéma qu’elle prend racine ; finit les collections de figurines Comics dans son coin, les années 2000 et plus précisément 2010 mettent le paquet dans des superproductions de qualité « so badass » qui rendent incontournable la culture geek.

Et ce début d’été 2013 commence en grande forme avec trois films très réussis : effets spéciaux toujours plus recherchés, méchants qui disent adieu au ridicule et bonjour à la profondeur, des acteurs de talents et des scénarios innovants.

Le top 3 :

3) Iron Man 3

Ce retour de Tony Stark efface la vilaine bafouille commise en 2010 avec le deuxième volet et nous pouvons, avec joie, retrouver un Iron Man qui tient la route. L’idée de ne pas nier l’existence de « The Avengers » dans la chronologie est assez géniale ;  « Iron Man » est ancré dans un monde bien réel, il ne faudrait pas l’oublier, et être confronté à une bande d’aliens assez monstrueux dans un univers sensé être réaliste laisse obligatoirement des traces. Cependant, il n’est pas rare dans ce genre de saga que la chronologie ne soit que peu respectée et que ce genre de détails passent à la trappe. Or, nous retrouvons ici un Tony Stark profondément traumatisé par ce qu’il a vécu et moi je dis, bravo !

Le visuel est de nouveau affolant, cette technologie futuriste reste le point fort de la saga, elle met des étoiles dans les yeux. Le choix du jeune garçon comme partenaire, même si typique du bon sentiment à l’américaine, sonne juste et donne une dimension touchante et humoristique à cet épisode. Le scénario lui-même est un petit peu faiblard, je n’ai pas accroché à leurs méchants et on a eu le droit à 2-3 scènes à côté de la plaque (je ne citerai que Pepper qui tombe assez lamentablement dans les flammes, nous laissant zéro doute quant à sa potentielle résurrection).

2) Man of Steel

On l’a attendu celui-là, après (pour ma part) l’apocalyptique déception de Superman Return (au casting génial mais pratiquement  raté de bout en bout), nous voilà satisfaits. Et surtout satisfaitEs, Henry Calvill a fait « un peu » de muscu depuis les Tudors, n’est-ce pas Mesdemoiselles ? Mis à part ça, il est absolument parfait dans le rôle. Je crois qu’on aurait pas pu rêver mieux. A la fois timide mais charmant, puissant mais plein de bonnes intentions, c’est avec émotion que je constate que la relève de Dean Cain est enfin assurée.
J’ai quelques réserves quant à Amy Adams, petite chose fragile que j’aime beaucoup, mais qui manque un peu de « chien » pour jouer Loïs. Pour le reste du casting, on est assez proche de la perfection et ce du copain roux inconnu au bataillon à des noms comme Kevin Costner, Diane Lane, Russell Crowe ou Laurence Fishburne.
Après, l’ensemble peut décevoir. Pour cause, plusieurs imperfections : un début trop larmoyant, de l’action en surenchère sans jamais un moment de répit, succession de « je te lance dans un immeuble-tu me lances dans un immeuble », quelques incohérences du genre « je me met en danger pour sauver un type mais je détruis des buildings entiers sans me poser de questions »  (Sangoku, au moins, il demandait au méchant d’aller se battre sur une île déserte…).
Mais tous ces détails sont compensés par les effets spéciaux : la claque sans précédent. On sait où les 225 000 000 $ de budgets sont passés. Non pas qu’on soit dans des schémas particulièrement novateurs mais la qualité des effets-mêmes, c’est du jamais vu. C’est net, c’est précis, c’est beau. C’est du lourd. La réalisation est jouissive, les plans sont parfaits, variés, bien agencés. Les flash-backs bien placés, cohérents. Le montage, c’est vraiment que du bonheur.

1) Star Trek : Into Darkness

Mon petit chouchou de l’été. Serait-ce à cause du fabuleux, incroyable, exceptionnel Benedict Cumberbatch ? A cause de l’actualisation de la saga made in J.J. Abrams ? Qu’importe, 2h de fun, d’actions, de conflits intérieurs, de Zachary Quinto, d’accents russes et de Klingons. Chacun des éléments de l’univers original remodelés et modernisés avec une grande justesse.
Malgré une petite scène kitchissime à la fin, mais qui a son petit effet (on se serait cru dans un clip de Eros Ramazzotti), c’est une petite merveille.
Le must : les pointes d’humour qui font mouches à chaque fois. Je ne saurais expliquer pourquoi mais Quinto en Spock a un pouvoir comique incroyable.

Je conseille à tout le monde d’aller le voir. Ne fut-ce que pour ce méchant, qui a une tête de méchant, une voix de méchant, un esprit machiavélique de méchant et le tout, en finesse.

 

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