Je ne regarde pas de bandes-annonces

Critiques courtes et spontanées par un amateur de cinéma

Avant tout essai de critique, il est bon de préciser que The host est l’adaptation d’une œuvre littéraire de Stéphanie Meyer. La Meyer qui, dans sa folle jeunesse, avait écrit la tristement célèbre saga twilight dont la valeur littéraire est telle que l’on ferrait affront à notre postérieur si on l’utilisait comme papier toilette. Cependant, c’est la même Stéphanie Meyer qui, quelques années plus tard, revient avec un roman pour adultes, d’une qualité toute autre, intelligent et oui, bien écrit. Ma grande frayeur en voyant l’affiche ( les acteurs choisis étant bien plus jeunes que les personnages du livre) fut que cette adaptation souhaite, contrairement à la volonté de l’auteure, viser le même public que la saga vampiresque et par là, dénaturer l’essence même de cette œuvre.

Frayeur à moitié validée. En effet, The Host semble viser un public plus large que prévu. Même si sans prétention, il respecte la trame relativement bien et conserve le côté adulte. À côté de cela, les intrigues amoureuses sont allègrement gnangnans. De quoi faire fuir les cinéphiles potentiellement intéressés par le scénario qui selon moi reste le point fort de The Host. L’idée de base étant plutôt judicieuse.

Cependant, mettre 700 pages en 2h étant fort délicat, les relations entre personnages (qui sont le noyaux sur lequel s’appuie l’intrigue) évoluent trop vite pour être crédibles. – Salut, je suis ton ennemi – Salut, en fait, je t’aime. La subtilité avec laquelle Wanda se fait accepter parmi les humains (qui est un travail long et parfois penible pour elle) est un peu bâclée.

L’idée de l’esprit humain combattant son parasite, faisant comprendre au dit parasite le côté ignoble de leur démarche, poussant la créature à se rebeller contre sa race et à se lier progressivement d’amitié avec l’esprit du corps humain qu’elle habite. Histoire dégoulinante de bons sentiments mais plutôt bien pensée.

Pas du grand cinéma, mais un bon divertissement avec des moments d’émotions qui noueront la gorge aux plus sensibles.

 

Categories: Critique

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