Je ne regarde pas de bandes-annonces

Critiques courtes et spontanées par un amateur de cinéma

The perks of being a wallflower (Le monde de Charlie VF) est un de ces films qui soit croisera votre chemin sans le marquer particulièrement soit touchera intimement votre coeur. Il commence comme un de ces Nième films pour ado avec un héros un peu loser, incapable de se faire des amis dans son nouveau lycée. Ainsi s’installe peu à peu ce scenario, qui ne casse pas trois pattes à un canard… seulement voilà, Charlie ne vous laissera pas vous en sortir si facilement. Plus le film avance, plus on entre dans sa tête, plus on s’enfonce dans sa vie, sa détresse et sa depression. Charlie souffre, et souffre d’un mal dont on ne connaitra la vraie nature que dans la scène finale, éblouissante, torturante.

The perks of being a wallflower fait resurgir en nous toutes nos blessures d’adolescent, la peur de l’abandon, le bonheur de sentir qu’on participe à quelque chose, la puissance de l’inconscient ; ce qu’il peut cacher, ce qu’il peut révéler. Car plus qu’une histoire d’amour et d’amitié, ce film retrace le voyage de Charlie à travers son propre inconscient, incapable de déterminer lui-même la source de son mal-être, il débloque peu à peu les verrous répondants à ses questions. Un véritable rite initiatique vers l’âge adulte.

Le tout couronné par un très intéressant usage de la caméra et par une bande-son topissime (merci David Bowie).

Ceci dit, il y a des longueurs (qui après-coup prennent sens -utiles au crescendo- mais qui au moment même sont fort pesantes) et des mini sous-intrigues sans grand intérêt (comme si ils avaient voulu caser tous les thèmes possibles dans un seul et même film). De plus, des personnages importants sont en fait complètement inutiles, comme la maman (campée par l’excellentissime Kate Walsh) à laquelle aucune profondeur n’a été donnée, ou encore la soeur (Nina Dobrev), deux personnages qui auraient vraiment pu (du!) être creusés.

Pour ce qui est des acteurs, l’interprétation de Logan Lerman (Charlie) est plus qu’intéressante. Et je suis sure qu’on entendra reparler d’Ezra Miller (l’unique et extravagant Patrick). Tandis qu’Emma Watson, je ne l’ai pas trouvée aussi exceptionnelle que ce qu’on aurait pu me laisser croire mais disons qu’elle réussit avec brio sa reconversion post-HarryPotter.

                              » And in that moment, I swear, we were infinite. »

Categories: Critique

Leave a Reply